|
L'étranger, Yorgos Markopoulos |
|
|
|
L’ÉTRANGER Car l’étranger dans la journée ne connaît pas la ville. L’étranger la connaît le soir, quand elle dort. Il repart au matin, l’air dur De qui a cherché en vain. Toi qui l’aimas un jour quand tu le verras passer devant ta porte, donne-lui un peu de l’ancienne tendresse. Et pense après des années Que par ta vie un jour Ulysse est passé. Poème de Yorgos Markopoulos Traduit du grec par Michel Volkovitch. In Les Poètes de la Méditerranée, Anthologie. Poésie/Gallimard, Paris, 2010. |
|
|
Victor Hugo, Quatre-vingt-treize |
|
|
|
Savoir distinguer le mouvement qui vient des convoitises du mouvement qui vient des principes, combattre l’un et seconder l’autre, c’est là le génie et la vertu des grands révolutionnaires. (...) |
|
Lire la suite...
|
|
|
On ne nait pas médecin, on le devient |
|
|
|
Passionnante biographie du professeur Hippolyte Bernheim par Cathy, sa petite nièce du même nom « On ne naît pas médecin, on le devient », déclare le Professeur Hippolyte Bernheim lors de sa leçon inaugurale à la faculté de médecine de Nancy en 1873. À 33 ans, à peine plus âgé que ses élèves, il veut exercer une médecine ouverte à toutes les innovations, mais aussi et surtout enracinée dans l'expérience des malades. C'est l'époque où l'art médical devient technique, le médecin, ingénieur. De nombreuses découvertes ont eu lieu, quipermettentde mieux comprendre comment agissent les microbes, les bactéries, les virus. Pour contrebalancer cette médecine de laboratoire, Hippolyte Bernheim explore avec système, humour et conviction les rapports entre le corps et l'esprit, la raison et la folie, la maladie et la santé. Il le fait au moyen d'une pratique ancienne mais longtemps décriée : l'hypnose.Véritable virtuose, Hippolyte Bernheim est bientôt connu dans l'Europe entière, et même au-delà. Le jeune Freud vient prendre des leçons dans son service. Il se rangera à ses côtés quand, dans la querelle de l'hystérie, à la suite de Charcot, les grands pontes de la capitale dénonceront l'apparente simplicité de ses démonstrations. Redoutable polémiste, pourfendeur d'idées fausses, n'hésitant jamais à remettre en question un dogme énoncé en haut lieu s'il ne correspond pas à la réalité, Bernheim va, avec ses collègues de l'École psychologique de Nancy, tracer en quelques années la voie vers les neurosciences et les psychothérapies." Guidée par un certain sentiment de familiarité et la découverte d'une époque passionnante, onnante, Cathy Bernheïm, arrière petite-nièce d'Hippolyte, nous livre ici la première biographie qui lui soit consacrée. |
|
|
Libération des femmes, quarante ans de mouvement |
|
|
|
A lire absolument, le nouvel ouvrage de Françoise Picq : Libération des femmes, 40 ans de mouvement, éditions Dialogues.fr "Libération des femmes : les années-mouvement a été publié aux éditions du Seuil en 1993. Il a fait le point des questions et des débats soulevés par le mouvement féministe des années 1970 en France. Il a largement démontré son utilité. Épuisé depuis plusieurs années, il est ici réédité, avec une « suite » importante puisqu'il couvre désormais « quarante ans de mouvement ». En effet, si le Mouvement de libération des femmes dans sa novation absolue a connu dans les années 1980 un reflux important, le mouvement des femmes qu'il avait impulsé a continué sous des formes différentes. Les études féministes n'ont cessé de se développer et de lutter pour plus de reconnaissance. La cause des femmes a été en partie prise en charge par les institutions. Après une période de ressac, le féminisme a connu un renouveau depuis les années 1990 en France. Il s'agissait donc de rendre compte de ces nouvelles mobilisations, de les resituer dans la continuité et dans la rupture avec le mouvement des années 1970. Il s'agissait surtout de prendre en considération les controverses qui agitent aujourd'hui le féminisme et qui éclairent de façon très particulière les problèmes de la société." |
|
|
Actualité de Maupassant |
|
|
Guy de Maupassant, Le gaulois, 14 février 1882, texte reproduit dans Guy de Maupassant,Chroniques, textes choisis, présentés et annotés par Henri Mitterrand, Le Livre de Poche, 2008, p.112 et 113.
« Nous assistons, certes, depuis quelques années à un déplacement de la conscience. La morale change. La morale est pareille aux bancs de sable des rivières : elle se promène ; elle est tantôt ici et tantôt là, s’élève en montagne au-dessus du courant des moeurs et des instincts, forme des obstacles infranchissables en certains points ; puis s’aplanit et l’onde humaine se remet à couler librement, barrée plus loin par une dune mouvante. |
|
Lire la suite...
|
|
|
|
<< Début < Précédente 1 2 3 Suivante > Fin >>
|
| Résultats 1 - 9 sur 21 |