Le blog de l'écrivaine féministe Martine Storti vous présente son roman, ses écrits sur le mouvement de libération des femmes après mai 68, sur le réseau francophone de l'éducation d'urgence, ainsi que sur d'autres sujets.
Martine Storti
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Bernard Kouchner, jogging à New York et police française 8 octobre Version imprimable Suggérer par mail

Les éminences qui étaient au Cirque d’hiver (voir bloc-note précédent), on ne les a pas beaucoup entendues à propos des tests ADN destinés à prouver la vérité de la filiation de celles et ceux qui demandent à s’installer en France au titre du regroupement familial. Bernard Kouchner, par exemple, a certes indiqué qu’il n’était pas d’accord avec la mesure proposée, mais sans que pourtant « il en soit indigné ».

S’il l’était, indigné, notre dignitaire démissionnerait. Pour le moment, sa dignité, il la met dans sa fonction de ministre du gouvernement Sarkozy (car on ne peut pas parler de gouvernement Fillon.)

Et après avoir dignement dansé le sirtaki au Cirque d’hiver, il est allé dignement courir dans les rues de New York avec le président de la République française. Sur la photo que Le Monde a publié dans son édition du 24 septembre, on les voit tous les deux, côte à côte, en short et tee-shirt, on ne voit pas bien le tee-shirt blanc du ministre des Affaires étrangères. Mais on voit celui du Président, c’est un tee-shirt noir avec, en lettres blanches, le sigle de la police locale, NYPD. Finir ainsi, pour Kouchner, c’est pitié.

Mais je me demande si les méthodes sinon de la police française, du moins de certains policiers, auront l’honneur de déclencher chez lui quelque indignation. Ainsi, le syndicat Sud-éducation-Paris affirme qu’un policier s’est fait passer pour un CPE (conseiller principal d’éducatiion) du collège Utrillo, dans le 18ème arrondissement. Une famille, croyant être appelée « en urgence » par un personnel s’est présentée au collège. C’était un piège : à la sortie de l’établissement, les parents ont été arrêtés.

On attend la réaction du collège, du rectorat de Paris, du ministre de l’Intérieur, du ministre de l’Education, des belles âmes ralliées par souci de « l’intérêt général », comme elles disent.