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| Vers un réseau francophone |
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L'investissement français et francophone (Ministères, ONG, associations, chercheurs, enseignants... ) dans l'éducation en situations d'urgence n'est hélas pas encore très développé. Et autant le dire, comme francophone, dans les groupes de travail de l'INEE, je me sens bien seule ! Objectifsprincipaux : traduction des documents, organisation de formations, mutualisation des expèriences, des réflexions, des ressources, développement de la recherche...
Rapide compte rendu du séminaire de Dakar : C'est la première fois qu'un séminaire de formation aux standards est organisé en français, ce qui a supposé un travail en amont (traduction du manuel sur les normes minimales ainsi que des documents de formation (guide de formation pour les formateurs et manuel pour les formés) désormais disponibles en CD et sur le site internet de l'INEE). 27 personnes ont participé à ce séminaire (en plus des formateurs) venues des pays africains suivants : Bénin, Burkina Faso, Burundi, Côte d'Ivoire, Ghana, Mali, Niger, République Démocratique du Congo, Sénégal, Tchad, Togo. On remarquera qu'à l'exception du Ghana, tous ces pays appartiennent à l'espace francophone et à l'Organisation internationale de la Francophonie. Ces personnes travaillent soit dans des agences onusiennes (UNICEF, UNESCO, PAM, HCR), soit dans des ONG (Plan, International rescue committee, Care international, Save the children, Catholic relief services, Norvegian refugee council, Oxfam, Christian children's fund, World vision). A noter que l'OIF, que j'ai, à plusieurs reprises, informée de l'activité de l'INEE et des enjeux de l'éducation en situations d'urgence, en rencontrant son directeur de l'éducation, ainsi que des collaborateurs du secrétaire général, a délégué à ce séminaire son responsable des programmes concernant l'éducation de base, M. Locha Emmanuel Mateso, venu de Paris. Je ne vais pas ici détailler la formation dispensée au cours des trois journées. Juste préciser qu'il s'agit d'une formation aux normes minimales pour l'éducation en situations d'urgence, normes qui établissement un cadre d'intervention, des repères, et établissent des guides de bonnes pratiques pour l'action et le traitement des différents problèmes à résoudre afin d'assurer, autant qu'il est possible, une éducation de qualité aux enfants et adolescents victimes de crises, de conflits, ou de catastrophes naturelles. Ces normes portent sur quatre thématiques : " accès à l'éducation et environnement d'apprentissage ", " Enseignement et apprentissage ", " Enseignants et autres personnels d'éducation ", " Politique éducative et coordination ". Aux normes spécifiques qui renvoient aux thématiques indiquées s'ajoutent des normes qui leur sont communes (" participation communautaire " et " analyse ", déclinée en " évaluation initiale ", " stratégie d'intervention ", " pilotage ", " évaluation "). La formation qui, repose à la fois sur une présentation théorique, des études de cas et des jeux de rôles, vise à ce que les participants comprennent les normes, se les approprient, les confrontent à leurs pratiques, les contextualisent, examinent comment elles peuvent être des outils d'analyse, d'action et d'évaluation. Ce séminaire de trois jours a confirmé que la perspective pour laquelle je plaide depuis un temps certain d'un réseau francophone autour de l'éducation en situations d'urgence est non seulement souhaitable mais aussi souhaitée et possible. Au delà des participants à ce séminaire qui ont montré leur désir qu'il soit mis en oeuvre, ce réseau pourrait intégrer d'autres adhérents de l'INEE, individuels ou organisationnels, (je cite à titre d'exemples non limitatifs la MLF (Mission laïque française) et l'ADEA (Association pour le développement en Afrique). L'OIF pourrait en être l'organisateur principal. Il pourrait aussi travailler avec des chercheurs, tels ceux qui participent au réseau ROCARE (réseau ouest et centre africain de recherche en éducation). Cette francophonisation suppose des moyens pour assurer au moins :
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