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Le yacht, le président Sarkozy et le philosophe Finkielkraut 12 mai |
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Donc le Fouquet’s, le jet privé, le yacht de luxe en Méditerranée, bref les premières heures et premiers jours du nouveau président de la République, cela a fait "honte" à Alain Finkielkraut. Il le dit dans Le Monde du 11 mai. Il espère néanmoins que Nicolas Sarkozy tiendra les promesses faites dans « des discours de très haute tenue » et notamment celle d’" incarner la France". Eh bien c’est cela, moi, que je trouve honteux, aussi. Que Finkielkraut ait pu et puisse encore s’en tenir aux discours, aux mots, comme si pour Sarkozy, les mots, les discours étaient autre chose que de l’apparence, de la manipulation, comme si Sarkozy n'était pas un "malfaiteur du langage", pour reprendre cette belle expression de David Grossmann dans le texte publié par le Nouvel Observateur de cette semaine. Evidemment je pourrais le dire aussi d’une autre manière, le dire comme les enfants dans l'un de leurs jeux, « pâte à crêpes, tu l’as cru » ! Enfin on a bien compris que l'un des pires slogans de Mai 68 que le candidat appelait à "liquider" - "vivre sans temps morts et jouir sans entraves"- est une maxime à l'ordre du jour du Président.
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Mai 68, Sarkozy, Ségolène Royal (3 mai) |
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1) Mai 68, à nouveau, rendu responsable de tous les maux par Nicolas Sarkozy. Je dis à nouveau puisque ce n’est pas la première fois qu’il reprend l’antienne (cf. mon bloc-notes du 18 septembre où j'ai déjà montré comment le procès fait à Mai 68 a pour fonction évidente de masquer les causes de la dégradation ambiante). Cette fois, il en a rajouté une louche, en faisant de mai 68 la cause de la financiarisation du capitalisme et des golden parachutes de certains PDG. Quand même, c’est culotté. Je savais, pour reprendre les mots de Marx, que les hommes font leur propre histoire sans savoir quelle histoire ils font. Mais à ce point, je ne l’imaginais pas. En effet je n’avais pas jusqu’à présent imaginer que je portais, moi la vieille soixanthuitarde (assumée, revendiquée, voir 32 jours de mai) une quelconque responsabilité dans les millions d’euros que s’offrent en pot de départ des patrons bien connus pour avoir passé leur jeunesse dans des manifestations et des grèves! |
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Royal, oui. La cour, non (7 avril) |
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Je fais partie des 150 qui ont signé l’appel à voter Ségolène Royal au premier tour de l’élection présidentielle qui a été publié le 1er mars dans le Nouvel Observateur. Je ne regrette rien. Je le resignerais aujourd’hui s’il le fallait. Je persiste en effet a penser qu’il faut voter pour la candidate socialiste dès le premier tour. Nous étions 150, il parait que nous sommes 20000. J’ai appris cela en allant l’autre soir à la réunion de soutien organisée à Paris, à la maison de l’Amérique latine. 22 signataires donnant leurs raisons de voter Ségolène Royal le 22 avril. |
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La traversée du Golfe d'Aden (31 mars) |
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L’autre soir, sur FR3, diffusion, dans l’émission Thalassa, d’un reportage que je n’ose qualifier de magnifique. Et pourtant ce qualificatif convient, dans son sens de « remarquable », « admirable en son genre » pour reprendre la définition du Robert. Oui magnifique est ce documentaire qui relate la traversée du Golfe d’Aden par des hommes, des femmes et même des enfants venus d’Ethiopie et de Somalie et qui tentent de rejoindre les côtes du Yémen. Qui tentent sans toujours y parvenir puisque l’ONU avance le chiffre de 1200 réfugiés morts en 2005 dans le Golfe d’Aden. |
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La voie Royal (7 mars) |
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Dans le contexte de l’actuelle socièté française, c’est-à-dire une socièté qui conserve encore, malgré des progrès non négligeables, des traits et des composantes misogynes, il est évident qu’une femme désirant être élue présidente de la République par le suffrage universel – je parle d’une femme le désirant vraiment et ne faisant pas seulement une candidature de témoignage – doit faire preuve d’une habileté stratégique particulière, spécifique, précisément parce qu’elle est une femme et qu’elle l’est dans une socièté où la différence homme/femme n’est pas seulement une différence mais une inégalité. Cette nécessité d’une stratégie spécifique, Ségolène Royal, qui a montré un culot inouï en osant se lancer dans cette candidature, l’a parfaitement et admirablement compris. |
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