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Mai 68, quarantième.Eh bien, chantons(25 mars) |
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Les cérémonies du quarantième anniversaire ont donc commencé ! D’abord une seule envie, se taire, ne rien dire de Mai 68 au printemps 2008, se féliciter d’en avoir dit, écrit quelque chose deux ans plus tôt, dans un roman, « 32 jours de mai ». Et puis, quand même, face à la déferlante, et l’on n’est qu’en mars, quelques mots. Notamment pour saluer la tribune de Pierre Bergounioux, Nous les sexagénaires aux 40 printemps, publié par Le Monde du 29 février. Très beau texte qui dit que ce contre quoi nous nous battions en 68 est encore « ce qui se donne pour la réalité ». En conséquence, « ...ce n’est pas impunément qu’on revient en arrière ou qu’on s’immobilise. La démoralisation, l’abaissement et l’altération du facteur subjectif, l’envie de crier ou de pleurer qu’on se surprend, dix fois par jour, à réprimer dans la rue, au travail, dans le métro ou les travées de la grande surface, au stade, en lisant le journal ou devant la télévision, n’ont pas d’autre explication... » |
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Sarkozy, Kadhafi, Rama Yade, Kouchner... 12 décembre 2007 |
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Kadhafi a fait des progrès, la Lybie n’est plus un état voyou, ou terroriste, on peut discuter avec le colonel, il faut l’aider à progresser encore etc. C’est ce que nous disent, nous répètent les tenants de la realpolitik qui, quand même, veulent, un peu, un tout petit peu, enrober les contrats, les chèques, les milliards d’un papier écran. Cette visite à Paris, cette réception avec tapis rouge, gardes républicains, dîner à l’Elysée déshonore la France, nous disent les autres qui rappellent, eux, les attentats, la prise d’otage des infirmières bulgares, l’absence de démocratie, le non-respect des droits de l’homme, les prisonniers politiques, l’antisémitisme etc. Mais pas un mot, pas un seul mot dans les communiqués, pétitions, déclarations sur ce qui est sans doute l’une des raisons, sinon la principale, de la réhabilitation du colonel Kadhafi sur la scène internationale, à savoir la manière dont la Libye traite les émigrés subsahariens, pour la plus grande satisfaction de la plupart des pays européens et de l’Union européenne. |
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L'Arche de Zoé, le Quai et l'humanitaire. 1er Novembre |
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Je ne dispose d’aucune information particulière à propos de cette histoire de l’Arche de Zoé. Je ne sais que ce qui est sur la scène publique. Et il se peut que tout n’y soit pas. Il se peut donc que cette affaire ne soit pas aussi innocente, naïve qu’on le prétend, à la fois du côté de l’ONG et du côté du gouvernement français. Il se peut par exemple qu’elle ne soit que la face visible de manœuvres diverses visant à déstabiliser le ministre Bernard Kouchner, tant plus d’un au Quai d’Orsay ont en travers de la gorge le fait qu’il soit devenu ministre des Affaires étrangères (et ce qui les agace, ce n’est pas ce ralliement d’un homme de gauche à la droite, dont ils se fichent comme de leur premier TD (télégramme diplomatique) mais bien davantage son passé de french doctor, ou ses positions sur le Darfour ou sa conception de l’humanitaire et du droit d’ingérence). Il se peut aussi, à l'inverse, que le ministre des Affaires étrangères, ou son cabinet, ou sa secrétaire d'Etat ait favorisé l'opération avant d'en comprendre les dangers. Il se peut aussi que l’ONG en question soit le masque d’un trafic d’enfants, mais cela est peu probable (et l'on a vite compris le profit que le président tchadien cherchait à tirer de cette affaire sur un plan intérieur et un plan diplomatique). Mais il est possible aussi de faire l’économie de telles hypothèses. Cette « affaire » en effet peut s’expliquer en laissant de côté coups tordus ou saloperies mercantiles. Ma petite expérience dans quelques situations dites d’urgence m’autorise à ne pas la considérer comme si surprenante que cela. |
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Bernard Kouchner, jogging à New York et police française 8 octobre |
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Les éminences qui étaient au Cirque d’hiver (voir bloc-note précédent), on ne les a pas beaucoup entendues à propos des tests ADN destinés à prouver la vérité de la filiation de celles et ceux qui demandent à s’installer en France au titre du regroupement familial. Bernard Kouchner, par exemple, a certes indiqué qu’il n’était pas d’accord avec la mesure proposée, mais sans que pourtant « il en soit indigné ». S’il l’était, indigné, notre dignitaire démissionnerait. Pour le moment, sa dignité, il la met dans sa fonction de ministre du gouvernement Sarkozy (car on ne peut pas parler de gouvernement Fillon.) Et après avoir dignement dansé le sirtaki au Cirque d’hiver, il est allé dignement courir dans les rues de New York avec le président de la République française. Sur la photo que Le Monde a publié dans son édition du 24 septembre, on les voit tous les deux, côte à côte, en short et tee-shirt, on ne voit pas bien le tee-shirt blanc du ministre des Affaires étrangères. Mais on voit celui du Président, c’est un tee-shirt noir avec, en lettres blanches, le sigle de la police locale, NYPD. Finir ainsi, pour Kouchner, c’est pitié. Mais je me demande si les méthodes sinon de la police française, du moins de certains policiers, auront l’honneur de déclencher chez lui quelque indignation. Ainsi, le syndicat Sud-éducation-Paris affirme qu’un policier s’est fait passer pour un CPE (conseiller principal d’éducatiion) du collège Utrillo, dans le 18ème arrondissement. Une famille, croyant être appelée « en urgence » par un personnel s’est présentée au collège. C’était un piège : à la sortie de l’établissement, les parents ont été arrêtés. On attend la réaction du collège, du rectorat de Paris, du ministre de l’Intérieur, du ministre de l’Education, des belles âmes ralliées par souci de « l’intérêt général », comme elles disent. |
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