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"Libé avait son actualité et sa manière à lui de la traiter, de faire des enquêtes et des reportages, de consacrer parfois plusieurs pages à ce qui n'était même pas digne d'une brève dans les autres journaux, d'afficher un irrespect à l'égard des institutions, des normes, des tabous. Le quotidien proposait aussi des rubriques inédites, faisait circuler des informations militantes, ouvrait ses colonnes à des anonymes car en ce temps-là, il n'était pas besoin d'être connu et reconnu pour avoir droit à l'expression.... Vint le moment, bien avant 1981, même s'il n'est pas possible d'en fixer exactement la date, où l'aventure journalistique remplaça l'aventure militante..." ( Un chagrin politique. Page 154)
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